GlobReatual is an organization working for a growing Homo Faber that has created extensions to his body with the help technology and nanotechnologies. A Homo Faber that can reach the borders of the universe: real, virtual and global... A Homo Faber working for immortality by putting virtuality at the service of reality. A Homo Faber knocking at the door of Utopia. A new human being in a new world.

Wednesday, December 29, 2004

Le droit du patrimoine: un droit pour les sans droits

AVANTAGES SANS COMPARAISON

A l’heure où l’Organisation Mondiale du Commerce prend de plus en plus d'importance, certains pays cherchent encore désespérement c’est quoi leur “avantage comparatif”? Si vous vous posez la question de savoir ce que c’est “l’avantage comparatif”, je vous dirai que l’ “avantage comparatif” consiste à amener tous les pays à se spécialiser dans ce qu’ils produisent le mieux et à consommer chez les autres ce qu’ils produisent moins bien. A ce stade, est-il encore utile de s’interroger sur le temps et les conditions qui ont fait qu’un pays “produise mieux” telle ou telle chose? Ou encore de se demander si on peut considérer que tous les pays ont pris le départ au même moment? Vaudrait-il encore la peine de définir ce qu’on entend par être meilleur dans tel domaine plutôt que tel autre? En quoi par exemple on peut dire que les américains produisent de meilleurs films que les espagnols? Est-ce parcequ’ils maîtrisent mieux l’imaginaire du peuple espagnol que ces derniers?

La question qui se pose ici c’est de trouver un avantage comparatif pour des pays qui ne trouveront aucun secteur où se spécialiser. Et comment est-on sûr que cet “avantage comparatif” ne leur sera pas imposé? Quand bien même ils le choisiraient, serait-ce au suffrage universel? Et si l’OMC a peur de la démocratie, ce serait à raison car leur projet n’a pas l’air d’être en faveur des peuples. C’est pourquoi nous avons pensé à un avantage comparatif pour tous les pays, tous les peuples, toutes les communautées, tous les individus de la terre qu’ils soient riches ou pauvres. Un “avantage” qui toucherait des industries de plusieurs millards de dollars. Un “avantage” qui se résume au dernier droit qu’un être humain, une communauté, un pays dénué de tout peut revendiquer; c’est le droit à son image, son son et ses mots. Ne pensez-vous pas que quelqu’un est oublié dans la transaction de Microsoft avec l’agence photo Zigma? Si. Cet enfant photographié en Ethiopie le ventre balloné. Il n’avait peut-être plus rien mais ce n’etait pas la peine de lui prendre la dernière chose qui lui restait, son image. Il a fallu du travail, de l’énergie et même de la souffrance pour produire un être de la sorte. Cette physionomie que le talentueux photographe de Zigma a su capter pour la vente de millions de journaux dans le monde se fabrique. Elle a coûté aux parents, à l’enfant lui même et à sa communauté comme l’éducation, l’alimentation, l’hébergement en ont coûté à d’autres sous des cieux prospères. Ce droit qui se résumerait au “droit du patrimoine” en général vu comme contenu; un décor, une ambiance, des mots d’une langue - il existe de nombreux copyrights existent sur des noms ethniques - ne concerne pas que les pauvres. Quand on tourne un film à Bucarest parceque c’est moins cher en faisant croire qu’il s’agit de New-York, je pense que la ville de Bucarest a des droits à percevoir. Les exemples ne manquent pas et je préfère laisser l’étude des cas à ceux qui se passionneraient pour la question. La question qui se pose c’est comment gérer et organiser tout celà? Il ne s’agit nullement de paralyser toutes les industries concernées mais plutôt d’inviter les diffuseurs à collaborer. Car si les diffuseurs acceptent de verser une somme à la communauté concernée dans une caisse équivalente à la SACD ou la SCAM qui redistribuerait aux ayants droits leur dû comme c’est le cas avec le droit d’auteur, les choses seraient plus facile à gérer. Les communautés seraient encouragées à devenir membre de cette organisation, à préserver leur patrimoine et à combattre tout ce qui reste inhumain et inacceptable. Ne me parlez pas d’effets pervers car ce n’est pas une raison suffisante pour laisser d’autres faire du profit avec de la gratuité des images. Je pense notament à CNN qui fait son beurre sur des images news. C’est pas Ted Turner qui a donné un milliard de dollars aux Nations Unies qui serait contre. Quand Peter Schneider, Président de Disney Studios déclare “Nous faisons notre miel sur l’imaginaire des peuples”, on a envie d’ajouter au monde réel les territoires du “monde rapporté” qu’est la télévision et du “monde fictif” qu’est le cinéma, des mondes "virtuels" afin de considerer un " GlobReatual" qui est un monde élargi aux frontières reculées pour définir de nouvelles règles. La gratuité du “contenu” dans un monde où tout est à vendre ressemble plus à une capitalisation sur le travail d’autrui; c’est à dire de l’exploitation si celle-ci est considéré comme un droit des pays ayant plusieurs “avantages comparatifs” face à des pays qui doivent chercher une nouvelle ligne d’arrivée proche d’eux dans une course où la ligne de départ n’était pas la même pour tous. Bienvenu à un nouveau droit: "le droit du patrimoine!

Tuesday, December 28, 2004

L'avenir est dans la paresse

Le travail n'a pas toujours existé comme une valeur stable et immuable. Il prend différentes formes selon l'évolution des sociétés humaines. On est d'ailleurs passé du travail à l'emploi. Sa nature aussi a évolué depuis l'époque agricole, d'un travail agraire puis industriel, de service ensuite et demain d'expérience.

Si l'emploi réduit le travail à sa finalité actuelle qui est le salaire pour l'individu qui va travailler, il est normal que son objectif ultime comme celui d'un prisonnier est de retrouver la liberté par tous les moyens, est de trouver un moyen de gagner de l'argent en faisant le moins d'effort possibles. Il ne faut surtout pas demander à ce dernier qui est un employé, ce qui est différent du travailleur de tenir compte de l'intérêt du système tout entier dont on ne saurait le tenir pour responsable. Sa fragilité dans le système le lui interdit car le système dont il fait partie est égoïste et ne pense qu'à ce que l'employé apporte. L'employé est d'ailleurs le premier maillon à sauter lorsqu'une entreprise va mal. Il est donc normale que ce dernier prenne sa revanche en cherchant un moyen de gagner paresseusement sa vie.

Les sources de revenus paresseuses sont nombreuses et caractérisent même l'évolution des sociétés humaines. Le cerveau de l'homme étant son caractère d'adaptation évolutive est une compensation de sa faiblesse physique face à une nature hostile, il va donc devoir duper la nature en développant des extensions du corps que sont les vêtements, la voiture, le marteau bref sont tous ses outils technologiques. Car c'est de cette technologie qu'il tire sa domination sur la nature.

Ceux qui travaillent le plus n'ont jamais été ceux qui gagnent le plus. Parmi les ressources pareusseuses, on trouve l'héritage, les placements boursiers, l'investissement, la franchise, les droits d'auteurs...

Avec les nouvelles technologies de l'information, l'employé dispose d'encore plus de moyens de se mettre à l'abri du besoin en générant des sources de revenus paresseuses. Partant du principe que l'activité de chaque individu dans sa réalité a son pendant virtuel qui est l'histoire de cette activité qu'elle que soit la forme et le support qu'on peut lui donner: image, texte, son. C'est ce patrimoine virtuel généré par clonnage du patrimoine actif que le l'employé dispose quand bien même le patrimoine actif: produits et services est la propriété de son employeur. Ce patrimoine virtuel doit rester un droit inaliénable pour tout être humain vivant sur cette planète. On ne peut pas pas l'acheter. Quand au patrimoine actif, il reste dans sa gestion actuelle un accord du dupe car il est un échange du temps contre le travail. Mais le simple fait que l'employeur n'est pas en mesure de rembourser le temps d'un employé qui lui est capable de lui rembourser son salaire suffit pour que d'autres critères soient pris en compte dans ce contrat. Peut-on acheter une chose qu'on ne peut rembourser? (On peut imaginer les indemnités diverses...)

Au delà du travail, le simple fait d'exister et que son histoire soit susceptible de se retrouver dans les médias qui vendent devait générer des revenus à ceux qui y figurent ou à leurs ayants droits quand ils sont décédés.

A côté de ces patrimoines virtuels et actifs, il y a aussi le patrimoine biologique de l'homme. Il est constitué de l'ADN, du sang, des organes du corps. Il y a aussi le patrimoine financier qui est notre argent. Et enfin le patrimoine technologique qui est constitué des appareils qui sont des extensions du corps tels que la voiture...

Une juridiction est à mettre en place dans ce sens sur toute la planète sur la gestion des patrimoines actifs, virtuels, financiers, biologiques, technologique.

Les idées paresseuses ont toujours été à l'origine de la plupart des innovations technologiques. En créant un système où les idées paresseuses seraient en compétition, on freinerait cette course éffrénée d'un développement qui a perdu tout sens et qui ne s'interesse plus à l'homme. On remettrait l'homme au centre d'une évolution en phase avec son adaptation évolutive en tant qu'animal mais aussi et surtout on aurait une finalité du travail ou du non-travail que fournissent chaque jour des milliards d'hommes sur la terre. Et en poussant le raisonnement jusqu'au bout, l'homme parviendrait à l'état de paresse ultime; l'immortalité.


Ce projet prendrait corps dans des sociétés civiles d'auteurs à l'échelle mondiale spécialisées dans chaque patrimoine à qui les individus confieraient la gestion de leurs droits. Et assurerait leur collecte auprès des entitées utilisatrices comme les médias etc...


En résumé il s'agit de générer des revenus résiduels dans une économie de l'expérience pour des employés clonés, donc immortels avec des patrimoines actifs, virtuels, biologiques, technologique et financier, ayant confié aux sociétés civiles globalisées la collecte auprès des utilisateurs que sont les employeurs, les médias, les labos, les banques, d'autres individus...